15/02/2012
Boris Thiebaut

Non-histoire discontinue
Le travail plastique de Boris Thiébaut peut suggérer des rapprochements avec d’autres constructions éclatées, à la manière des écrits de William S. Burroughs. Certes, entre l’univers halluciné produit par les psychotropes et les emprunts à une histoire classique de la gravure et du dessin (Hendrik Goltzius, Jacques Callot), les accointances ne sautent pas immédiatement aux yeux ; mais le travail de Boris Thiébaut a cette faculté de rassembler en un ensemble cohérent des éléments disparates ou éloignés, voire a priori étrangers l’un à l’autre. Ses œuvres peuvent alors s’appréhender comme ces moments de rencontres improbables, où des fragments empruntés à des compositions plus anciennes croisent les développements de registres graphiques variés (traits dessinés, signes typographiques normalisés, effacements à la gomme, etc.), ou des formulations plastiques contemporaines.
Ainsi, dans ses dernières séries, des reproductions de détails des gravures anciennes naissent de l’effacement à la gomme d’un fond crayonné ; lui même obtenu par un réseau dense de traits libres, presque inconsciemment griffonnés par l’artiste, en réminiscence à ses travaux précédents, alors inspirés par les doodles. Le geste quasi automatique qui déroule les doodles ou les hachures se confronte ensuite à la rigueur maniériste d’un second geste, d’effacement cette fois, qui enfante le formes reconnaissables. Le fond des dessins peut ainsi évoquer une forme d’écriture hallucinée, produite sous influence ; tandis que la technique de gommage s’apparente au geste méticuleux du graveur qui burine sa plaque. Liberté gestuelle et maîtrise technique, raccourci du couple passion et raison, se télescopent ainsi pour donner forme à une figure mythologique ancienne, qui vient se confronter à la planéité autoritaire des formes rectangulaires noires, symbole d’un modernisme qui n’en finit pas d’hanter la production artistique actuelle.
Le travail de Boris Thiébaut se construit ainsi comme un « montage par superposition », pour reprendre l’expression qu’utilise Jean Arnaud. Cette technique permet de « traduire variablement une durée stratigraphique ou un espace-temps psychique, entre transparence et opacité (…) L’espace plastique ainsi feuilleté permet de confondre diverses durées dans un seul présent apparent de la fiction et le spectateur doit ordonner arbitrairement ce qui est dessus ou dessous, avant ou après, pour construire lui même le récit. »(1) Les univers de Burroughs et de Thiébaut sont donc peut-être moins éloignés qu’un premier abord le laisserait penser ; l’un comme l’autre se rejoignent encore sur la mise en forme de nouvelles modalités de récit.
Evidemment, il ne s’agit ni pour l’un, ni pour l’autre, de s’inscrire dans une narration linéaire, posant la maîtrise d’un continuum spatio-temporel, mais bien d’autres structurations de récit, davantage éclatées, obligeant le spectateur-lecteur à retisser les fils lâches de multiples narrations dispersées et juxtaposables. Exercice plus complexe pour nos habitudes d’entendement formatées par la communication de masse, mais probablement mieux adapté aux besoins de notre époque tourbillonnante. Le premier grand théoricien des médias, Marschal McLuhan, notait d’ailleurs que « Si l’existence collective doit être transcrite sur papier, il faut employer la méthode de “non-histoire discontinue” ». Et c’est bien de cette « non-histoire discontinue » dont traitent in fine les dessins et installations de Boris Thiébaut.
Pierre-Olivier Rollin

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09/01/2012
Bernard Gilbert
www.télésambre.rtc.be:
<http://telesambre.rtc.be/content/view/13630/362/>
www.Canalc.be:
<http://www.canalc.be/index.php?option=com_content&view=article&id=100000788:Bernard%20Gilbert%20ose%20la%20couleur%20!&catid=3:sambreville&Itemid=68>


Strates agglomérées dans un charivari vertigineux de plans-superpositions. Jeux sur l’illusion et l’image. Médiums antagonistes qui se répondent ou se repoussent. Balises fulgurantes de la signalétique. Bernard Gilbert évolue de manière expérimentale. Revenue à la toile de polyester marouflée sur bois, sa peinture vibre d’une subite accélération dans sa densité et ce plaisir renouvelé du chant de la couleur. « Maintenant je me sens libre, complètement libre, lance l’artiste né à Dinant en 1970 et qui enseigne la recherche chromatique à l’Académie de beaux-arts de Namur. Chaque peinture induit des réactions propres et raconte une histoire, par le travail à l’aérographe, à la brosse, au pinceau, les effets de gouttes d’eau, la pure matérialité de la peinture ou l’antagonisme des acryliques très pigmentés. »
En 2009, on avait retrouvé dans l’exposition de la Guest Room (Bruxelles), cet art dansant du geste qui régit le magma chromatique, avec en prime des avancées vers une structure plus architecturale et figurative. La galerie Triangle Bleu présente la concrétisation de cette recherche, une série de nouvelles toiles qui produisent elles-mêmes leurs propres surfaces du regard.
Il faut voyager tout aussi librement dans les déplacements induits avec justesse, les formes rondes ou acérées, les perspectives faussées à la manière de Escher qui appellent le spectateur au cœur de l’espace pictural, les effets subtils de traces, d’écoulements, d’effacements et de célébrations jouissives des premières couches physiques qui basculent subitement à l’avant-plan en mouvantes ondulations.
A l’occasion de cette exposition, la galerie édite un catalogue avec un texte de Hans Theys.
Dominique LEGRAND

Du 19 janvier 2012 au 16 février 2012 inclus à l’Académie des Beaux-arts de Tamines
Vernissage : le jeudi 19 janvier à 18h30
Rencontre avec l’artiste : le mercredi 25 janvier à 18h30
www.bernardgilbert.be <http://www.bernardgilbert.be>
www.bgcolordesign.com <http://www.bgcolordesign.com>
Vernissage




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05/10/2011
FRANCO MERAGLIA

Les grands espaces, les paysages dépouillés, les plages désertes ou peuplées, le portrait, l’humain dans toutes ses attitudes sont des sujets qui m’attirent.
Dans mes explorations, au détour d’un chemin ce que j’entrepris de chercher se découvre sous mes yeux. Tout est fidèle à mon imagination. Parfois même, le hasard se charge d’enrichir le tableau avec une dose subtile d’imprévisible. Il ne reste plus alors qu’à déclencher.
Ce geste provoque ensuite la libération de toute la force contenue dans la pensée. Une jubilation irremplaçable me gagne et parfois débouche sur ce que je considèrerai comme une bonne image. Le bonheur est alors complet.
Les images présentées ici utilisent la technique du sténopé, camera obscura des temps modernes. Appauvris de leurs détails photographiques, nimbés de mystère et façonnés par des perspectives particulières, les clichés ainsi obtenus conviennent à ceux qui comme moi naviguent aux frontières de la photographie. C’est avec cette forme de partage que je vous convie au travers de ce travail.


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28/04/2011
VASSO TSEKA
Le samedi 07 mai 2010 à 09h20.
Rencontre avec Vasso Tseka artiste exposante présentant ses oeuvres dans les couloirs de l’Académie des Beaux-Arts de Tamines.
1, place du Jumelage à 5060 – Tamines – Sambreville – secrétariat – 071 77 47 47

Catégorie: Conférences
31/03/2011
Vasso TSEKA

NOTICE
… Tenter un Art qui règne dans la beauté.
Intemporel, il traverse CHRONOS avec toutes les cultures, au sein de toutes les civilisations.
L’histoire prouve que l’Harmonie est la reine incontestable de la communication hors langage d’esprit et des moyens, car la forme change, mais l’Art reste.
En pratique, le résultat dépend du milieu de la conscience et de la modestie, vu l’ampleur historique du sujet.
Vasso Tseka

Académie des Beaux-arts de Tamines
Du 29 avril 2011 au 27 mai 2011
Vernissage: le Vendredi 29 avril à 18h30
Rencontre avec l’artiste : le Samedi 07 mai à 10h00




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